06.01.2012

Langkawi et Phuket

De Langkawi à Phuket – Phuket et autres lieux


25 Octobre 2011 – 31 Décembre 2011

De Langkawi à Phuket


                                                                

 

 

Belle traversée, d'ile en île, nous faisons des étapes diurnes, les paysages sont incroyables : de grandes formations karstiques s'élèvent à la verticale comme des immeubles sortant de l'eau
 

Ce paysage, qui est une des curiosités de Phuket nous allons le revoir en encore plus exceptionnel. Nous avons le droit à notre grain quotidien, les deux derniers jours le vent est soutenu et nous permet de bien tracer notre route. On s'approche de Phuket, on longe les îles occidentales de l'archipel des îles Phi Phi, le long des plages des centaines de grosses vedettes à moteur sont amarrées en rang serré, les plages noires de mondes sont colorées par la multitude des parasols


Phuket

Depuis que nous avons quitté Langkawi les ennuis techniques se multiplient : le désalinisateur fait un bruit pas catholique, le guindeau électrique refuse de fonctionner, puis se met à nouveau en marche, sans raison apparente, un faux contact, la transmission du moteur hors-bord de l'annexe patine. Je rage de ne pas réussir ou de ne pas avoir la compétence pour régler ces problèmes. A Phuket il y a heureusement une pépinière de spécialistes à qui je confie NEOS. Le problème du hors bord : un coupleur caoutchouc dans l'hélice, usé, il a suffi de changer l'hélice, j'en avais une de rechange! Le guindeau qui avait refusé tout service alors que nous étions en mouillage s'est remis à marcher dès notre arrivée en marina. Difficile de dépanner quelque chose qui marche! Je fais néanmoins appel à un technicien, il commence par changer toutes les cosses plus ou moins corrodées, qu'auriez-vous fait à sa place? Coup de chance, alors qu'il travaillait, le guindeau tomba en panne. Il en trouva rapidement la cause : un fil défectueux.  Piètre consolation à mon incompétence, j'avais identifié, sans certitude, ce fil sans l'avoir trouvé physiquement, Pascaline en est témoin, elle que j'avais envoyée dans des endroits pas possibles pour mesurer des tensions ou valider des connexions. Quant au désalinisateur le technicien a "by passé" l'électrovanne défectueuse en attendant d'en recevoir une nouvelle. Ces
 
intervenants ont l'avantage sur moi de savoir travailler dans des conditions pénibles dans des endroits difficilement accessibles à ma taille et corpulence.

Madeleine de L nous a rejoint pendant une semaine, nous avons parcouru la baie de Phang Nga célèbre pour ses reliefs  karstiques : monolithes sortant du miroir de la mer, grottes,

 cavernes et cirques accessibles en annexe. Ces paysages uniques ont servi de décors à de nombreux films, notamment l'île James bond où fut tourné " L'homme aux pistolets d'or". Inutile de dire que des milliers de touristes y débarquent tous les jours.

Enfin des eaux cristallines dans l'archipel des Similan à 80 milles au Nord Ouest de Phuket, relief rappelant celui de Ploumanach, avec ces gros rochers de granit en équilibre, paradis de la plongée. Nous en avons profité pour nettoyer la partie immergée de la coque de NEOS, elle en avait bien besoin après les bains de vase que nous avons connus en Malaisie.

Et Phuket ? Je me rends compte que je n'en ai pas parlé. C'est à peine une île puisqu'un pont sous lequel un voilier ne peut même pas passer la relie au continent. Haut lieu du tourisme international. Les foules y sont attirées par les plages de la côte ouest et aussi parait-il par les massages et par les attraits d'une jeunesse masculine et féminine sensible au pouvoir de séduction du dollar.

Phuket a pour nous un autre attrait, celui d'offrir les compétences nautiques à un prix raisonnable pour redonner à NEOS une nouvelle jeunesse. Nous envisageons sérieusement de le faire repeindre ce qui n'est pas une mince affaire. Puisqu'il faudra enlever le mat et tout l'accastillage de pont. Nous en profiterons pour revoir son gréement. Si tel est le cas, nous resterons ici un bon bout de temps.

Une escapade à Bangkok pour obtenir notre visa pour la Chine, nous y sommes restés plus d'une semaine au lieu des 3 jours prévus, les chinois refusant d'appliquer la procédure expresse de 24 heure et quand un fonctionnaire chinois fait sa tête de lard, il est inutile d'insister, nous avons eu beau mettre en avant notre petite fille "Chu Fei" (prononcez Tchou Fée, les nuls en langue peuvent l'appeler "Adèle"); les billets d'avion déjà pris, rien n'y fit. Nous eûmes ainsi le temps de découvrir Bangkok et de faire connaissance avec les amis de Madeleine, qui eût la gentillesse de nous héberger. Bangkok se relevait à peine des inondations catastrophiques qui la frappèrent. Le centre ville où nous logions fut épargné, néanmoins, partout,  des sacs de sable et des murets édifiés à la hâte protégeaient les immeubles de l'eau menaçante.

Le roi, 84 ans, fêtait ses 60 ans de règne! Certains attendaient, espéraient son abdication au profit de son fils, rien de tel ne se produisit, Ah! Quand on est accroché au pouvoir, il est difficile de la quitter, une raison : le fils héritier est impopulaire.

De Bangkok nous avons retenu, la visite incontournable du palais royal, la rivière, véritable boulevard traversant la ville de bout en bout, la marché aux fleurs, les temples bouddhistes souvent clinquants, le parc à thèmes reproduisant  en taille à peine réduite les principaux monuments et styles d'architecture de Thaïlande, les petits restaurants de rue bon marché et très bons.

Notre séjour à Pékin fut réduit à un simple aller retour, le temps de faire connaissance avec Chu Fei, d'embrasser les heureux parents, d'embarquer Liane qui fit notre joie pendant près de 4 semaines et de nous plonger dans la rigueur hivernale, -10°C. la nuit, en contraste saisissant avec la douceur des tropiques..

9 à bord, pendant 15 jours NEOS afficha complet, 4 petits enfants en passagers permanents : Lou (10), Emile (7) Blanche et Liane (3) et leurs parents : Cécile et Nicolas, puis Julien, alternant nuits à l'hôtel et quelques unes à bord de NEOS. Un petit sapin en plastique orna le cockpit, à son pied les cadeaux abondèrent. Lou découvrit avec enthousiasme le monde sous marin,
 Lou et Emile : séquence saut

Emile s'initia à l'art de la photo avec son nouvel appareil, Blanche la blonde et Liane la brune,


cousines, copines et complices jouèrent merveilleusement ensemble. Tout cela sous l'œil

attendri des parents et des grands parents. Ce fut vivant, ce fut gai, il nous fallut trois jours pour nous en remettre.

Nous allons laisser NEOS à la marina de Yacht Haven au nord de Phuket pour aller visiter la Birmanie voisine pendant deux semaines.

Ensuite ?  La décision est prise nous mettrons NEOS en chantier pour le repeindre. Le chantier devrait durer deux à trois mois, pendant lesquels nous devrons rester sur place pour surveiller les travaux  Cela laissera t'il le temps à la lutte contre la piraterie de porter ses fruits et de nous permettre de revenir par la mer Rouge? J'en doute. Ce sera alors le retour par  les îles Mascareignes, l'Afrique du Sud et la remontée de l'Atlantique. 2012 comme on le voit se confirme comme une année pleine d'incertitudes. Que ceci ne vous empêche pas de la vivre pleinement.

 

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06.01.2012

de Singapour à Langkawi

De Singapour a Langkawi – Malaisie – Côte ouest de la péninsule

2 Septembre au 25 Octobre 2011


Vendredi 2 Septembre 2011. Enfin nous quittons Raffles Marina, NEOS y était depuis le 13 Juin, nous l'avions laissé à terre au chantier, pendant notre séjour en France. C'est toujours un grand plaisir de retrouver notre merveilleux pays, ses paysages bucoliques et changeants sa gastronomie aux saveurs inégalées et ses habitants si attachants. Cette année, nous avons fait un bref séjour de trois semaines à Paris, le temps d'entr'apercevoir la famille et quelques amis, de faire les contrôles médicaux indispensables et de régler quelques papiers; puis ce furent 3 semaines extras avec nos 4 petits enfants, joints par leurs parents le temps du week-end du 14 Juillet. La fête!

Adieu Singapour, c'est la dernière fois que nous faisons escale dans cette ville carrefour des routes maritimes de ce coin du monde, en train de conquérir une place de premier plan dans l'économie mondiale. La marina étant loin du centre ville, nous avons peu profité des plaisirs urbains. Pour partir, nous avons dû attendre la fin des travaux sur NEOS.

Nous naviguons dans le détroit de Malacca, qui est avec la Manche la voie maritime la plus fréquentée du monde, nous longeons la route des cargos dont le profil s'estompe dans la brume.

Les débuts sont encourageants, la brise nous gonfle d'allégresse, nous passons une nuit agréable à l'abri de l'île Pisang. Un autre voilier vient y faire escale. Pas de contact, chacun chez soi.

Monotone, la navigation de Samedi est monotone et s'étire, malgré un passage venteux. Nous mouillons le long de la côte, histoire de passer la nuit.

Dimanche et les jours suivants, le soleil s'extirpe péniblement de la brume, il est rouge. Nous faisons étape dans la marina de Malacca. 2 bateaux nous y attendent : "l'île des enfants heureux" en polonais, imprononçable avec Casimir et ses 2 enfants; Anthea avec un couple suisse sympathique, nos routes se croisant nous pouvons leur donner un tas de tuyaux sur les endroits où nous sommes allés et réciproquement.

Malacca

Ville historique, les arabes, les chinois, les portugais, les anglais, les indiens s'y installèrent pour y travailler, l'occuper, y faire commerce.

  Fort portugais    Maison hollandaise

Temple chinois

Chacun y a laissé son empreinte, de beaux vestiges coloniaux (monuments, palais, église), un quartier chinois animé avec de belles maisons traditionnelles, de vieilles mosquées. Le musée consacré au fameux amiral chinois Cheng Ho contredit la thèse de Gavin Menzes présentée dans son livre 1421 où l'auteur cherche à démontrer que Cheng Ho avec son Armada aurait découvert l'Amérique et serait remonté le long de la côte occidentale de l'Afrique. Il est en réalité resté dans l'océan Indien et allé jusqu'en mer d'Oman, ce qui en soi est un exploit. Nous avons aimé nous promener dans les rues animées et longer les berges aménagées de la rivière.

La marina, bien située près du centre, est par contre mal protégée des intempéries. Dans la nuit de notre arrivée il y eut un coup de Sumatra le coup de vent local, la marina fut transformée en un véritable chaudron en ébullition. Les pontons swinguaient, les bateaux tiraient violemment sur leurs amarres, nous craignions à tout instant de voir les taquets des pontons être arrachés. Nous avions heureusement prévus le coup avec un réseau d'amarres sur le plus de taquets possibles.

Port Dickson – Kuala Lumpur

35 milles plus loin Port Dickson avec une marina très bien protégée faisant partie d'un grand ensemble résidentiel de vacances. L'endroit est sans charme et sue l'ennui. Il a comme avantages une belle piscine, bien venue dans la moiteur chaude ambiante, et la sécurité, qui nous a permis d'y laisser NEOS pendant 3 jours pour aller à Kuala Lumpur, KL, capitale de la Malaisie comme chacun sait.

La côte près de Port Dickson fait l'objet de gros investissements immobiliers, dont le retour financier parait plus que douteux étant donné le faible niveau de fréquentation et le manque de charme de l'endroit.

Kuala Lumpur est une ville de 1,5 millions d'habitants, c'est une ville intéressante, carrefour de malais, chinois, indiens, occidentaux et toutes les variantes de ses races qui s'y croisent et s'activent à différents niveaux. Les immeubles


ultramodernes côtoient des quartiers aux maisons plus ou moins délabrées. Etonnamment nous n'avons pas entendu de muezzins. Pourtant dans ce pays la préférence musulmane est très forte. La plupart des postes dans l'administration est réservée aux malais musulmans, les chinois travailleurs dominent le commerce et le monde des affaires, les indiens ont des postes plus modestes.

Visite d'une mosquée

Au cours de nos errances dans la ville nous croisons une cérémonie chinoise avec procession conduite par un dragon au son de tambours et de flûtes, suivie par une petite troupe en costume, porteuse de lampions, joyeux tintamarre, instants de fête; nous assistons à une cérémonie hindoue, dans un temple consacré au Dieu Ganesh, le dieu éléphant symbole du savoir et de l'intelligence, les fidèles entrent et sortent s'enduisent le front d'oint coloré, se bousculent autour du guru, plutôt poussah, qui donne à chacun un conseil, se prosternent et déposent des offrandes (argent, fruits, boisson), devant leur dieu favori, un prêtre psalmodie des prières.

 

De port Dickson à Langkawi

Une nouvelle étape de 35 milles, vent arrière, voiles en ciseaux, nous amène dans la rivière Indah, à la marina de Port Kelang. Le gouvernement, ayant décidé de développer le nautisme, a créé, ces dernières années, 10 nouvelles marinas, au tarif très avantageux, 2 ringgit par mètre, soit pour NEOS, environ 7 Euros la nuit, tout compris. Elles sont gérées par des fonctionnaires qui n'y connaissent rien au nautisme, et se délabrent  rapidement faute d'entretien adapté. Celle de Malacca est soumise aux coups de boutoir du mauvais temps, celle d'Indah dans une rivière est protégée, elle est au milieu de nulle part  et soumise au courant des marées descendantes. Elles ont le grand mérite d'exister et d'apporter un certain confort, sans restriction d'eau et d'électricité, mais sans le charme des mouillages forains.

Nous quittons la marina à l'étale de basse mer. Pour parcourir les 100 milles, qui mènent à l'île de Pangkor nous avons tout eu sauf des vents portants : grains, pluie, vents et courants contraires, nous avons mis près de 24 heures, dont 10 au moteur. Nous prenons un mouillage dans une jolie baie au sud de l'île,  pour attendre la marée haute et entrer dans la marina, en face de l'île sur le continent. Elle fait aussi partie, d'un plan immobilier colossal comme les malaisiens en ont le secret. Le déficit n'a pas l'air d'être ici une préoccupation Elle est loin de tout centre attractif, à proximité du ferry qui mène à l'île touristique de Pangkor, elle est dotée d'un chantier et de compétences techniques intéressantes, que nous avons malheureusement dû utiliser pour résoudre un problème de transmission mécanique.

Nous sommes restés coincés quelques jours de plus que prévus, une dizaine en tout, ce qui nous permit de visiter Pangkor, petite île sympa dont on fait le tour en quelques heures. La spécialité de l'île : le poisson séché. Une flottille de bateaux de pêche hauts en couleur, ils sont amarrés le long d'estacades en bois, qui prolongent des grandes plateformes sur pilotis où le poisson est mis à sécher. Dans les hangars attenants les poissons séchés sont calibrés à l'aide de grands tamis. Bel exemple d'économie intégrée.

Nous avons le temps de lire de fond en comble le Figaro, que nous recevons, sur l'IPAD, à 6 heures du matin. Les quelques bonnes nouvelles, oui il y en a, ont du mal à émerger dans le flot des mauvaises. Il est difficile de s'y retrouver. Plus de questions et d'incertitudes que de bonnes réponses. C'est dommage l'économie donnait des signes de reprise. Nous venons de finir un livre sur la grande crise de 29 aux Etats Unis, ce n'est pas réjouissant. On peut espérer que de tout ça finira par sortir un bien.

Nous avons retrouvé la route des voiliers et en rencontrons de plus en plus, ça nous change de nos pérégrinations hors des "sentiers" battus où nous étions le plus souvent seul. On rencontre ainsi de vieilles connaissances connues dans des escales précédentes

Nous rejoignons Penang en deux étapes, une première, courte, pour passer une nuit tranquille à l'abri de la petite île de Talang, la deuxième de 65 milles, avec des grains fréquents et le vent le plus souvent dans le nez, moteur, moteur, moteur…Nous mouillons au pied de l'île de Rimau, un bon coup de Sumatra, avec des vents allant jusqu'à 50 nœuds nous tint éveillés une bonne partie de la nuit. De son côté l'ancre tint bon, heureusement, lorsque nous avons voulu la remonter le lendemain le guindeau refusa de marcher, on aurait été dans la mouise si nous avions dérapé…

Penang est une ville étape clé sur la route des épices, carrefour de civilisations et de races, de beaux bâtiments coloniaux côtoient des immeubles modernes et quelques gratte-ciel érigés n'importe où et n'importe comment. On trouve de tout dans les boutiques du quartier chinois le plus souvent dans un fouillis indescriptible, comme dans cette boutique de produits chimiques, où toutes sortes de substances éminemment toxiques en sacs ou en flacons envahissent sol et étagères. Un vieil homme ruiné par les émanations nocives trône dans cet antre et fournit la substance désirée. Dans le quartier indien des flots de musique populaire sortent des boutiques colorées. .

Nous avons été dans deux marinas, celle du centre ville très bien située malheureuse soumise à un ressac qui peut être important et s'envasant rapidement. La deuxième "Straits Quay Marina" est l'élément décoratif d'un grand ensemble immobilier, elle est bien protégée et entretenue.

Le mauvais temps nous y retint quelques jours. Nous pûmes ainsi faire plus ample connaissance avec Jean-Claude W et sa charmante femme malaise d'origine chinoise. Jean Claude a vécu une grande partie de sa vie en Malaisie, a travaillé dans des plantations puis pour Michelin, grand ami de Pierre L.  malheureusement décédé l'année dernière. Ce dernier a écrit un livre de mémoires que Jean-Claude nous a prêté. Un vrai roman d'aventure. Les temps ont changé, nos célibataires vivaient alors une vie de patachon partagée entre la vie professionnelle, réussie, les fumeries d'opium, les petites asiatiques et les expéditions dans la jungle ou dans les îles pas encore envahies par le tourisme.

Langkawi

Des mouillages superbes au sud de l'île, une eau presque claire, de belles falaises blanches, des petites baies, îlots, caps, des fonds  à la bonne profondeur permettent de trouver les mouillages adaptés au temps. Kuah est la ville principale, partagée entre le tourisme et le commerce, le tourisme commercial ou le commerce touristique. Langkawi est une zone franche. On y trouve tout meilleur marché qu'ailleurs, surtout les vins et les

Approvisionnement

spiritueux, nos soutes presque vides se sont remplies. Nous pouvons aborder les mois à venir sans inquiétude.

Le Royal Langkawi Yacht Club dispose d'une belle marina, un peu secouée de temps à autre par le passage des ferries. Il y a bien longtemps que nous n'avons pas été dans une marina avec autant de bateaux à voile. Plus on avance vers Phuket plus on se rend compte que pour beaucoup c'est la fin du voyage. Il y a ceux qui se plaisent ici et qui s'y arrêtent, il y a ceux, ce sont souvent les mêmes, qui profitent d'une vie encore bon marché et qui évitent les prix européens;  il y a ceux  qui n'osent traverser l'indien et aller en Afrique du Sud, faute de pouvoir passer par la Mer Rouge pour cause de pirates. Où sera-t-on dans un an ? On trouve ainsi dans la marina des bateaux ventouses, en état d'abandon, beaucoup de bateaux à vendre et d'autres qui naviguent de part et d'autre de la péninsule malaise selon la saison et la direction de la mousson.

Après Khua, le long de la côte nord de Langkawi, nous cabotons de mouillage en mouillage. C'est magnifique, c'est tellement beau que, à chaque fois, nous avons du mal à les quitter. Ce sont de petites étapes que nous faisons au moteur. De toute façon il n'y a pas de vent.

Entre les petites îles de Langgun et Tanjung Dendang, un chenal, deux petites baies vis-à-vis, dans l'une NEOS, dans l'autre sur la rive opposée Kamoé, nous ne nous dérangeons pas. Danielle et Claude sur Kamoé sont là depuis 8 jours dans la paix et la sérénité. Nous y restons 2 jours. Seul trouble à la tranquillité, le matin tôt, le jour non encore levé, quelques bateaux de pêche passent en pétaradant. Sinon tout n'est "qu'ordre et beauté,…", des aigles planent majestueusement autour de nous, l'eau clapote sous les rochers sapés par la mer, avec l'annexe, sous une voûte nous arrivons à une plage secrète. Le 15 Octobre, jour à marquer d'une pierre blanche : ChuFei, porteuse de joie et de futur, une ravissante fille est née à Pékin chez Julien et LiShuWen; voici 9 ans que nous avons quitté la France; nous venons de franchir le cap des 50000 milles; en rugby la France se relève et bat l'Angleterre. Champagne!

Hole in the wall, c'est le nom d'un bras de mer qui pénètre profondément et se ramifie entre des Voile de brume à Hole in the wall

pitons karstiques, bordés par la mangrove. C'est un refuge pour de nombreux voiliers, certains y sont abandonnés, d'autres y sont depuis plusieurs mois, années. C'est aussi un lieu touristique très visité, et pendant la journée de nombreuses vedettes rapides fendent les flots avec leur cargaison de touristes. Ils participent aux repas des aigles, magnifiques, brun roux, la tête blanche, piquant sur les poissons, à eux offerts en pâture; au repas des poissons retenus dans des parcs, les raies démunies de dents viennent délicatement aspirer les morceaux de poissons, qui leur sont offerts, les "red bass"  se jettent avec un grand bruit de bouche sur la nourriture. A proximité le musée Perdana  regroupe tous les cadeaux faits au Dr Mahathir Mahamad. Premier ministre de la Malaisie pendant 22 ans. Il en fit le pays moderne qu'elle est aujourd'hui. L'énumération de tout ce qu'on y trouve serait fastidieuse. Il y en a pour tous les goûts y compris le plus mauvais, il aurait été dommage de le rater.

Telaga harbour, marina nichée dans un coin de côte. Un coup d'annexe et nous nous baignons au pied de beaux rochers en granit, des singes y récoltent des petits coquillages ou des petits crabes, dans les arbres volent de magnifiques calaos au plumage noir, blanc et jaune. La marina fait partie d'un ensemble plutôt agréable avec des restaurants le long des quais et beaucoup de voiliers. Un coup de marche à pied et nous prenons une télécabine qui monte à 700

 

mètres d'altitude à une plate forme suspendue d'où on a une vue magnifique sur l'abime en contrebas, Lankawi et les îles thaïlandaises proches. Un peu plus loin c'est un sentier de randonnée, bien tracé mais très mal renseigné, il passe près d'une belle cascade, et de petites piscines naturelles, puis grimpe dans la montagne et s'arrête brutalement avant le sommet avec un panneau "U-turn"See full
                size image! Quelle frustration!

Cette province est très musulmane, il n'est pas rare de croiser des femmes tout en noir, voilées.


Les pauvres doivent relever leur voile pour manger, c'est pratique! Quelle aberration les pousse à subir une telle contrainte alors que leurs maris ou petits amis évoluent en tee-shirt et bermuda, barbichette en avant.

C'est notre dernière étape malaise avant la Thaïlande et Phuket.

 


-- 
Olivier Masurel
S/V NEOS

Tel Thailande : +66 900 704 734

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12.06.2011

Indonésie de Bitung à Singapour

Indonésie – de Bitung à Singapour

(21 Mai– 9 Juin 2011)

Odieux ces tracasseries administratives. A notre troisième prolongation de visa nous pensions avoir maîtrisé le processus, et bien non. Ca a pris 5 jours,  plus de 9 heures passées en attente dans des bureaux, trois heures de route et 500 000 roupies, juste pour avoir le droit de rester 30 jours de plus dans le pays. C'est fait n'y revenons plus.

Retour sur Singapour


De Bitung à Singapour plus de 1500 milles, C'est avec regret que bous quittons le beau mouillage de Bitung et ses potentialités de découvertes et de plongées, nous y avons rencontré Mike et Kym un couple d'australiens sur Capricorn et Roy du petit village de Tandurusa, nous y laissions l'annexe en toute tranquillité pour aller faire nos courses en ville. Roy nous servait de chauffeur et nous aida pour la corvée de carburant. La veille de notre départ il vint à bord avec sa femme, des amis et des enfants, une dizaine de personnes en tout.

 La famille de Roy quittant NEOS

Il ne faut pas chômer, nous devons être à Singapour le 15 Juin au plus tard ayant un avion le 17. Trois semaines pour 1500 milles, nous n'avons pas le temps de musarder en route et prenons le parti de bouffer du milles au départ quitte à traîner près de l'arrivée. C'est dommage, nous ratons des mouillages agréables et la visite du peuple Toraja dont il reste des témoignages intéressants de leur civilisation primitive au centre du Sulawesi.

La côte nord de Sulawesi s'étire interminablement sur 240milles, un courant contraire de 1 à 3 nœuds s'oppose à notre avancée. Hors de question de tirer des bords contre le vent, au moteur nous atteignons péniblement les 5 nœuds, parfois même les 3 nœuds; à la voile par faible brise 3 nœuds est un maximum. Rares ont été les heures où nous avons bien progressé par un vent soutenu. Inexorablement nous voyons la jauge de carburant baissée, il faudra très probablement nous ravitailler en route. Ce fut ainsi le Samedi, le Dimanche et le Lundi. Nous avons mis plusieurs heures à doubler le cap nord-ouest de Sulawesi. Voici ce qui est écrit sur le courant dans les "sailing directions" américaines :

7.1 Little is known of the currents along the N coast of Sulawesi

as no systematic observations have been made.

7.1 From numerous previous reports, the currents along this

coast appear to be irregular and fairly strong. In the month of

June, during the first quarter of the moon, a current with a rate

of 2.25 to 3 knots was observed setting onto the coast in an

ESE direction. The current probably sets E along the N coast

throughout the year. Its mean rate is probably less than 1 knot,

except during the Northwest Monsoon,

when it may exceed 3knot on rare occasions.

Nous sommes tombés dedans, il ne nous a pas lâché!

Mardi 24 Mai, nous sommes dans le détroit de Macassar, qui sépare Sulawesi de Bornéo. Nous baignons dans Conrad.

Enfin! Depuis le quart de 4 heures, il est 13 heures,  nous sommes sous voile, au début c'était un peu mollasson, puis le vent a forci, nous ne tenons pas le cap, mais progressons à 5 nœuds. Le courant du nord annoncé n'est pas au rendez vous; Il n'est pas contre nous c'est déjà ça. Il fait beau, la vie est belle. Un thon ou un thazard viendrait s'accrocher à nos lignes ce serait encore mieux. Plus tard dans la journée les conditions se dégradent le vent mollit et vient carrément dans notre nez, … deux fois la route, trois fois le temps…le moteur se repose toujours. Le soir, le vent nous permit, toujours au près serré de faire route directe. La nuit nous croisons quelques cargos, la veille est permanente et attentive, sous un ciel étoilé et une lune tardive.

Mercredi 25 Mai, A 4 heures nous remettons sous voile, après 3 heures de moteur. Toujours au prés serré à 40° degré du cap. Hier nous avons parcouru 107 milles sur le fond et 80 vers notre but. Vent de Sud Ouest régulier de 13 à 15  nœuds, puis de 10 à 12 nœuds,

A 15h19 nous passons dans l'hémisphère sud, pas de changement dans les conditions atmosphériques et de navigation.

Jeudi 26 Mai  6ème jour en mer, il reste encore 1120 milles à courir. Depuis 3 heures du matin, le vent nous a lâché. Nous avons parcouru dans les dernières 24 heures 110 milles sur le fond et 68 vers notre but. Dans la matinée ça ne s'améliore pas, une fois de plus le peu de vent est contraire et irrégulier. On ne peut même pas épauler le vent avec le moteur, ou l'inverse. Le niveau de carburant baisse plus vite que nous le voudrions. A mi-journée, passage d'un front, Le bonheur, 20 nœuds de vent à 55 ° apparents, NEOS à 7 noeuds donne la pleine mesure de sa puissance, l'étrave fend les flots. Ca dure une heure puis la routine : une faible brise, vent debout. Pas question de tirer des bords, moteur. Il va falloir s'arrêter pour ravitailler, les stations services le long de notre route sont rares. Dilemme : économiser le carburant et ne pas avancer ou vice versa. Pour le moment, avançons.

En fin de journée le vent se lève, il tient toute la nuit nous permettant de tirer 2 bons bords à 5-6 nœuds.

Vendredi 27 Mai,

Ce matin, le vent est toujours là. Hier, nous avons parcouru 130 miles sur le fond et 100 utiles. Le moteur a tourné pendant 9heures.

Sur NEOS, l'humeur de l'équipage  s'est nettement améliorée, sous voile presque toute la journée, faisant route directe sur le cap fixé. La mousson du sud-est est enfin au rendez-vous et devrait nous accompagner jusqu'à notre destination.

Deux leurres, nous avons perdu deux leurres dans la journée. En fin de journée, nous venions de démarrer le moteur, la pince à linge de la ligne saute  Pince à linge ? Explication Une pince à linge est attachée à la ligne et pince un bout de façon à ce que la ligne forme un angle. Lorsqu'un poisson mord, ou ici plus souvent, une saleté s'accroche, la pince saute et le déclic ainsi produit nous alerte.  Donc hier en fin de journée la pince à linge saute, je commence à remonter la ligne et le dialogue suivant s'engage :

Pascaline, nous pourrions diminuer le régime du moteur pour remonter la ligne

moi : non, ça ne tire pas, je pense qu'il n'y a rien sinon une saleté

A peine ces paroles, ô combien profondes prononcées, la ligne se tend brutalement, je suis obligé de tout lâcher, la ligne se rompt et à 100m sur notre arrière, nous voyons un tout gros faire des cabrioles insensées C'est sans doute un marlin furieux, regrettant sa gloutonnerie. Les professionnels de la pêche au gros assurent qu'ils arrivent à se débarrasser de l'hameçon. Je ne demande qu'à les croire. Nous ne sommes pas équipés pour remonter un poisson de cette taille, combatif de surcroît. La ligne de l'autre leurre a été coupée sans que nous nous en rendions compte.

Samedi 28 mai – A l'aube, la procession Lune Jupiter et Vénus s'élève à l'est, elle précède le soleil et annonce son lever. La mousson du SE souffle régulièrement, avec elle le beau temps est installé. A midi nous doublons la pointe de l'île Laut (île mer) et quittons le détroit de Macassar.

Dimanche 29 mai  - toujours la bénéfique mousson du SE, voiles en ciseaux toute la journée, puis la nuit et encore le lendemain. NEOS avance bien. Aurions nous le courant avec nous? Savez-vous que le courant est régi par une  règle, qui échappe aux lois de la nature : " Quand le courant est contraire, on râle on n'avance pas, on tire des bords carrés et il est toujours fort,  par contre quand il est favorable il a disparu, il n'y a plus de courant, c'est le bateau qui marche bien."

Lundi 30 Mai - Les navigations faciles n'ont pas d'histoire. Les voiles toujours en ciseaux,  le vent est moins vigoureux, mais suffisant. Nous doublons le cap Puting et remontons vers Kumai pour y faire escale et nous ravitailler en carburant.

Kumai

Ici plus qu'ailleurs il existe un véritable trafic sur le diesel. Nous avions prévenu Harry de nos besoins  deux jours avant notre arrivée. Il n'a été capable de nous fournir que 100 litres après deux jours de fausses promesses et d'atermoiements. Mr Bain venu à notre rencontre lors de notre arrivée, aussitôt contacté a été capable de nous fournir la quantité demandée, mais à un prix 30% supérieur à ce qui est pratiqué ailleurs et près du double du prix à la pompe. Il semblerait qu'il y ait deux prix, celui au particulier à 4 500 Rpi et celui aux industries à 12000 Rpi, bien évidemment personne ne veut payer le prix fort. Ce qui entraîne une cohue pas possible aux stations services, une pénurie du diesel domestique et un marché noir parallèle.

 
Lors
de notre arrivée à Kumai nous avons été frappés par les nombreuses tours, sans fenêtre apparente, dressées sur les berges de la rivière et par toutes les hirondelles qui sillonnaient le ciel en piaillant. Très vite nous avons appris que ces tours leur étaient destinées. Tant d'attention pour ces petits oiseaux sympathiques, c'est rare et touchant! La réalité est plus terre à terre, le nid d'hirondelle valant  3000 euros le kilo, il est lucratif d'en favoriser le développement.

Une fois le carburant dans les soutes nous avons fait appel au service de Mr. Bain pour aller visiter le parc national de Tanjung Puting. La visite se fait en "Klotok", bateau à moteur d'une douzaine de mètres à double pont. Les passagers, Pascaline et moi, se tiennent sur le pont supérieur, l'équipage composé d'un pilote, d'un cuisinier et d'un guide  utilisent l'autre. Des toilettes rudimentaires à la poupe surplombent la rivière, A l'avant deux fauteuils sont

installés pour permettre de voir le paysage, la partie centrale couvert d'un taud protecteur tient lieu de carré le jour et de cabine la nuit..

Au rythme du piston du moteur monocylindre du Klotok, clop, clop, clop, nous avons remonté  la rivière Sekonyer à travers la mangrove et les restes de forêts primaires qui couvrent cette partie du nord de Bornéo,  d'abord sous une pluie battante, puis le ciel s'éclaircissant progressivement. Le parc est consacré à la protection des orangs-outangs (homme des bois). Certains en captivité sont libérés et accueillis dans le parc, non habitués à la vie sauvage, ils sont nourris, d'autres, sauvages viennent partager le repas des premiers  L'attraction consiste bien évidemment à assister aux repas de ces primates. Il y en aurait 5000 dans le parc.

Il a de la gueule notre cousin Tom

Certains apprivoisés viennent à votre rencontre et demandent que vous leur donniez quelque chose d'autres viennent prendre leur nourriture, le plus souvent des bananes et grimpent dans les arbres pour les manger tranquillement. En route nous avons vu des macaques et des proboscis. Ces derniers nous ont offert un festival de plongeons, sautant du haut des arbres dans la rivière, comme des enfants sautant d'un promontoire.

La nuit fut superbe, amarrés par deux pneus, dans la végétation du bord de rivière, nous étions au coeur de la jungle, bercés par les sons et les cris les plus divers.

Le lendemain Samedi 4 Avril, nous reprenons notre route pour une dernière étape indonésienne, Nungsa point marina à 580 milles, elle devrait bien se passer, nous devrions avoir vent et courant avec nous.

NEOS était fatigué de sa longue croisière indonésienne. Quelques incidents ont émaillé cette étape.

A peine avions nous lever l'ancre en milieu de journée que l'alarme du moteur s'est mise en route, il a trop chauffé, nous remouillons,  laissons refroidir le moteur le temps de déjeuner et de diagnostiquer le mal; le couvercle du préfiltre d'eau de mer était mal vissé, une pareille mésaventure était arrivée quelques jours plus tôt, j'avais oublié d'ouvrir la vanne d'eau de mer …distraction qui peut coûter cher.

Le pilote depuis quelques jours émettait des bruits désagréables, ça devenait de plus en plus fréquent, jusqu'au moment où la barre s'est coincée. Il y avait alors pas mal de vent, les fonds ne dépassaient pas 30 mètres, nous décidons de mouiller en pleine mer, le temps d'ausculter, tout un bazar, il faut en effet vider un coffre et démonter un plancher pour arriver à la transmission. Je le fais par acquis de conscience doutant du résultat de mon intervention. L'écrou de la tête de vérin (ceci pour épater les non initiés) est desserré, je le revisse, croise les doigts, nous remettons en route et depuis plus de problème. 

Dans la nuit le vent tombe, nous mettons le moteur en marche, je me rends compte avant que l'alarme ne se déclanche que la circulation d'eau de mer ne se fait pas, arrêt du moteur, nous nous traînons à 2 nœuds toute la nuit. Le petit déjeuner pris, je m'attaque au problème, c'est la turbine d'eau de mer  qui a lâché, elle n'a pas supporté d'avoir fonctionné sans eau par deux fois. Impossible de la sortir de son logement difficile d'accès, je décide donc de démonter la pompe, et là ce fût galère, les vis de fixation étant difficilement accessibles, avec mes grosses pattes je n'y arrive pas et fis appel à Pascaline qui grâce à ses mains habiles et sa ténacité légendaire réussit à démonter puis remonter l'objet de nos soucis. Sans elle nous serions sans moteur, coincés par des calmes trop fréquents. Nous avons mis cinq heures pour faire cette réparation. La mécanique ce n'est pas mon truc et je me demande comment font les autres pour en faire un jeu d'enfant.

Clair de terre sur la lune

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas, Samedi en quittant Kumai nous avons eu un bon vent qui nous a accompagné à des angles de plus en plus portant jusqu'au Lundi après midi. Le Mardi le passage d'un front nous apporta un coup de vent bref et violent. Mille minutes de moteur, c'est long pour compenser l'absence de vent du Mardi début d'après-midi jusqu'au Mercredi matin. Mercredi, le beau temps est revenu et avec lui le régime de mousson du SE et un vent arrière soutenu. Nous mouillons pour la nuit à l'abri d'une petite île et par temps pluvieux arrivons à Nongsa point marina, notre dernière escale indonésienne. Première marina depuis celle de Bali.

Encore une belle page de notre voyage qui se tourne. Nous avons l'impression de n'avoir qu'effleurer ce pays si riche en diversités, diversités de races, de religions, de langues, de cultures, de paysages, Pays où nous avons partout rencontré un accueil chaleureux et souriant, où le gens prennent la vie du bon côté, comme elle se présente. Nous avons vu beaucoup de pauvreté, mais pas de misère, l'indice de qualité de vie ne dépend heureusement pas que du revenu financier. On ne peut s'empêcher de se poser la question de l'avenir de l'Indonésie, la cohésion nationale pourra-t-elle se maintenir face aux mouvements séparatistes et aux rivalités ethniques et religieuses?

Sur notre blog "voyage de Neos", les navigateurs intéressés, pourront trouver le résultat de notre expérience indonésienne ainsi que la liste de nos mouillages.

Quelle route allons nous emprunter pour terminer la boucle? That is the question. Nous avons l'été pour y répondre.

Manque de visibilité pour le retour en Europe


 

 

 

Photos :                          Pascaline

Texte :                             Olivier

 


 

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Olivier Masurel
S/V NEOS
Tel Indonésie : +62(0)82 147 456 245

12:44 Publié dans Escales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook